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Le bien-être animal, une dimension au cœur de la RSE

19/01/2023

Le bien-être animal, une dimension au cœur de la RSE

« Le niveau d’engagement sur le bien-être animal varie selon la proximité de l'entreprise avec l’élevage, explique Aurélia Warin. Cela va de protocoles d’évaluation du bien-être animal déployé dans les fermes pour améliorer l’ensemble de l’approvisionnement jusqu’à de nouveaux cahiers des charges pour les acheteurs et distributeurs afin de créer un nouveau segment. Certaines entreprises vont encore plus loin : elles développent des projets d’innovation avec de la recherche et développement pour imaginer les systèmes d’élevage de demain ». 
Elle observe que de plus en plus, les entreprises de l’aval travaillent ce sujet en s’engageant avec les éleveurs plutôt qu’en leur imposant de nouvelles contraintes. Ce doit être un engagement réciproque : améliorations côté élevage et engagement sur le volume et le prix acheté du côté des transformateurs ou distributeurs. Et la démarche doit être réellement coconstruite et basée sur la compréhension du comportement animal.  
« Nous réfléchissons toujours avec les éleveurs à des évolutions qui permettent à la fois d’améliorer le confort des animaux mais aussi celui des éleveurs, rapporte Aurélia. Souvent, cela induit de meilleures conditions zootechniques et sanitaires donc un gain de productivité. Parfois, c’est plus de travail mais les éleveurs si retrouvent d’autant plus que nous les formons à l’éthologie et au comportement des animaux. Par exemple, le poulet est à l’origine un animal des sous-bois qui a besoin de se percher pour se protéger. D’ailleurs Bankiva, c’est le nom du coq ancestral. Il se perche d’autant plus haut qu’il a une position de dominant dans le groupe. Des éleveurs de poulet Label Rouge ont ainsi ajouté des perchoirs de différentes hauteurs dans les bâtiments. Certes, ça leur a demandé plus de travail car il a fallu les installer et il est moins facile de pailler ou de nettoyer le bâtiment mais tous font état d’une fierté de voir les poulets perchés dans les bâtiments. Ils se sentent complétement dans leur métier d’éleveur qui prend soin des animaux. »

 

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Légumiers de demain : une nouvelle identité appuyée sur une stratégie RSE

17/11/2022

Légumiers de demain : une nouvelle identité appuyée sur une stratégie RSE

« Comme toutes les filières, nous avons à faire face à de nombreux enjeux et attentes. La RSE est un outil pertinent pour faire l’état des lieux de nos pratiques, mettre en lumière ce que l’on fait de bien mais aussi prioriser pour flécher nos moyens humains et financiers vers nos enjeux clés, explique Cécile Le Doaré, directrice de l’Interprofession des Légumes en Conserve et Surgelés. D’abord, nous répondons à un enjeu santé : les Français sous-consomment des légumes au regard des recommandations nutritionnelles. Cela s’explique par la simplification des repas et la réduction du temps de préparation. Nos légumes transformés, en conserve ou surgelés, sont une des réponses. En plus, peu de gens le savent mais leur transformation rapide et à maturité permet de conserver les vitamines. Sur la question des phytosanitaires, le débat s’est durci ces dernières années. De notre côté, nous ne demandons en aucun cas le maintien de produits dont la toxicité est avérée mais pour un certain nombre de cultures, il n’existe pas à ce jour d’alternatives et nos volumes sont trop restreints pour que cela intéresse la recherche privée. Nous mettons donc une part majoritaire de notre budget sur ce sujet et sollicitons les pouvoirs publics pour qu’ils investissent à nos côtés. Il en va de la durabilité de notre production légumière française et de la souveraineté alimentaire. Un 3e enjeu clé de durabilité : la juste rémunération des producteurs. Il faut rappeler que les légumes plein champ sont des cultures de diversification. Si les agriculteurs ne s’y retrouvent pas, ils repasseront toute leur surface en grandes cultures. » 
Pour Cécile, la RSE a permis de fournir une méthode et des outils : un cadre rassurant pour écrire une stratégie intégrant les principales attentes des parties prenantes externes et interne. Ce n’est plus la société qui demande plus d’environnement contre les dirigeants qui demandent plus d’économie et les salariés qui demandent plus de social. Ce sont les trois ensemble, interdépendants, au service de la durabilité d’une activité. Chacun est entendu. « Le fait d’intégrer pleinement l’enjeu économique permet de mettre en mouvement toute la filière. On passe de la justification face aux critiques à l’action pour valoriser les pratiques vertueuses et améliorer celles qui doivent l’être. Cette démarche a aussi été l’occasion de réaffirmer notre fierté et notre engagement de produire des légumes au travers d’une nouvelle identité : Les Légumiers de demain ».

 

 

 
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La facilitation et l’intelligence collective : coconstruire et embarquer

16/10/2022

La facilitation et l’intelligence collective : coconstruire et embarquer

Charline facilite les processus d’intelligence collective depuis une dizaine d’année. Elle a commencé ce métier à la Fondation Nicolas Hulot. Depuis, elle exerce son métier en indépendante, depuis le Pays Basque. Sur les sujets environnementaux ou sociétaux qui peuvent être rapidement sujets à clivage et qui suscite des débats passionnés, il est particulièrement important, avant de démarrer un projet, de partir des représentations de chacun, de les partager et de cheminer vers une vision commune. 
Une grande association environnementale avait organisé un séminaire d’équipe pour partager une vision commune de la transition écologique et élaborer les messages positifs à porter vers le grand public, se rappelle Charline. En effet, il y avait des visions différentes selon la spécialité de chacun : alimentation, biodiversité, climat. Je leur ai proposé d’abord au travers d’un photolangage : le choix d’une photo, de partager leur perception de la transition puis les questions ont été retravaillées avec les « chapeaux de Bono » un outil qui consiste à prendre tour à tour une position différente sur un sujet : le neutralité (les faits), la réaction émotionnelle, la critique négative, la critique positive, la pensée créative et la pensée globale. Cette méthode permet d’enrichir le sujet par des approches différentes et complémentaires et aussi de se mettre à la place des autres. Une autre association, une épicerie solidaire, souhaitait mieux s’imbriquer dans le maillage territorial du quartier en impliquant les populations locales. Nous avons donc travaillé en ateliers collectifs autour de cartes satellites pour identifier les ressources existantes, les besoins du territoire et comment les mettre en lien. »
Charline est aussi intervenue pour Interbev Nouvelle-Aquitaine pour une journée qui rassemblaient divers acteurs et partenaires extérieurs de la filière viande afin de les faire dialoguer et s’exprimer sur les enjeux clés de la filière que ce soit du point de vue interne ou externe. « Mon rôle c’est de créer un cadre de confiance et de proposer un processus, une méthode qui permette d’ouvrir la parole, que chacun se sente entendu. Puis une fois que toute cette matière est posée, le groupe la combine, l’analyse pour formaliser des objectifs et trouver un chemin qui convienne à tous ». La facilitation est très souvent employée par les organisations qui engagent une démarche RSE pour construire les orientations et le plan d’action. 

 

 

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Une démarche structurante pour la coopérative d’élevage, la CAVEB

30/09/2022

Une démarche structurante pour la coopérative d’élevage, la CAVEB

Joséphine Cliquet, responsable innovation à la CAVEB raconte « On entendait parler de la RSE, on s’y intéressait depuis 2015-2016 mais cela nous semblait très complexe et peu accessible : nous avions l’impression qu’il fallait avoir tout fait avant de commencer. Puis nous avons rencontré la Coop de la Tricherie qui nous a démontré que l’on pouvait se baser sur tout ce que nous faisions déjà pour démarrer. Nous avons donc commencé par recenser collectivement, par des ateliers entre salariés et élus, nos bonnes pratiques sur chaque enjeu clé de la RSE, appliquée à la filière viande (sur la base des travaux de l’interprofession INTERBEV). Sur chaque enjeu, ils ont été invités à s’exprimer sur nos performances. Puis nous avons partagé une vision commune d’un futur souhaité à 10 ans. Ensuite, nous avons appliqué cette vision à nos différents métiers. C’est un consultant qui nous a accompagné et par sa position, extérieure à la structure, il a permis à la parole de se libérer et cela a généré une énergie constructrice au sein des équipes. Cette démarche a été très mobilisatrice :  85% de salariés ont participé aux ateliers malgré le fait que ce soit en visio car nous avons démarré en plein confinement. Cela a eu notamment le mérite d’associer aux réflexions des personnes qui ne l’étaient pas ou peu avant  comme par exemple notre collègue à l’accueil ou les chauffeurs. Elle a aussi créé beaucoup plus de transversalité. Nous avons ainsi créé des groupes de travail sur des sujets comme le carbone, la contractualisation, la planification de la production ou encore la fidélisation de nos adhérents en associant élus, techniciens, commerciaux, administratifs. C’est une habitude désormais pour chaque nouveau sujet. »


Sur l’environnement, la coopérative avait déjà engagé de nombreux travaux avec nos adhérents : HVE, pâturage tournant dynamique, réduction de l’impact carbone. Le travail sur la RSE a fait émerger le fait que la coopérative devait s’engager – au même titre que nos adhérents - à réduire notre impact dans nos activités. "Nous faisions des diagnostics biodiversité en élevage depuis 2015 et travaillons aujourd'hui avec 2 aujourd'hui avec les associations naturalistes locales (Deux-Sèvres Nature environnement et le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres), ce qui a par exemple permis la réalisation d'une porte ouverte commune sur une Réserve Naturelle Régionale, pâturée par des bovins allaitants. Ce temps fort a permis de bien expliquer au grand public l'importance de l'élevage dans la préservation du bocage et donc de la biodiversité. Depuis plusieurs années, la coopérative participent aux divers projets de son territoire comme par exemple le projet "Trame Bleue/Trame Verte" ou encore le projet de Parc Naturel Régional. Dans un soucis d'exemplarité, en 2021, la coopérative a initié une démarche d'évaluation de la biodiversité sur les sites de l'entreprise (siège, centres d'allotement, atelier de découpe de viande), a mise en place des ateliers de sensibilisation des salariés qui ont permis la construction et la pose de nichoirs sur les bâtiments du siège. 

Plus globalement, sur l'environnement, nous avons réaffirmé que nous devions permettre à chacun de nos adhérents de progresser quelque soit son point de départ. Nous avons des programmes innovants qui s’adressent aux éleveurs les plus motivés comme par exemple sur le pâturage tournant dynamique mais aussi des outils plus simples pour faire le premier pas comme un conseil d’amélioration de la gestion de l’herbe beaucoup plus simple. »


Sur le volet social, la démarche a permis d’améliorer l’expression de chacun avec des propositions d’amélioration pour la qualité de vie au travail (QVT), par exemple lors du chargement des animaux en élevage. « Cela a créé un véritable sentiment d’appartenance et une fierté chez les collaborateurs. La démarche a aussi permis d’officialiser notre rôle au sein du territoire. Nous étions souvent sollicités par des lycées agricoles ou des collectivités pour intervenir et ne savions comment nous positionner. Aujourd’hui, la CAVEB affirme qu’il est de sa mission de donner du temps non rémunéré pour l’animation du territoire », souligne également Joséphine. Sur le volet économique, la coopérative travaille sur la contractualisation avec les éleveurs en commençant par la mise en place de la contractualisation en élevage ovin pour les jeunes installés avec un prix minimum garanti sur 7 ans.


Les prochaines étapes : choisir les priorités parmi tous les projets engagés et les déployer en élevage. Puis mieux communiquer. 

Les fresques comme outils de sensibilisation et d'apprentissage

27/09/2022

Les fresques comme outils de sensibilisation et d'apprentissage

Pour la plupart de ces fresques, le principe est le même : un jeu de cartes que le groupe de participants (une dizaine de personnes en général) est invité à replacer dans un ordre logique ou selon des liens de causes à effet. Il existe également une fresque plus systémique que j'aime beaucoup car elle évite de raisonner en "silo" : la Fresque de la Renaissance Ecologique qui présente de manière symbolique sur un large dessin, les différents "chantiers" d'une société plus résiliente et invite à programmer des actions plus vertueuses à l'échelle d'un territoire ou du point de vue d'une entreprise. La durée : une demi-journée.  Ces dispositifs permettent à la fois de diffuser des informations complexes de manière pédagogique voire ludique mais aussi de stimuler les échanges entre collègues, entre citoyens, entre élus sur ces enjeux et la manière de s'en saisir. 

 

Ces outils sont intéressants à mettre en place au démarrage d'une démarche RSE. 

À propos

Je suis ingénieure agronome, spécialisée en RSE et environnement. Je me mets au service de vos projets et démarches d'entreprise en apportant méthodes et outils pour qu'ils soient toujours plus durables. Je suis installée dans le Cantal.

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